24 septembre 2008 - sur mon lit d'hôpital.
Les colliques me tourmentent depuis cette nuit.
Entre chaque spasme, je tente de retrouver mes esprits en laissant divaguer mes pensées.
Ce matin, le soleil doit briller dehors!
Je m'émeus devant la volte de la saleté dansant dans la lumière transparaissante des rideaux.
De la pousssière et de l'air. Ballet fantômatique. Vertigineux.
Ca me fait penser, preuve que mon cerveau fonctionne toujours, que nous ne sommes qu'un peu de poussière et de l'eau.
Il y a finalement peu de différence entre un spectre et un homme.
De l'eau. De l'air. De la poussière...
Ne manque plus que le feu.
Celui qui dévore mes entrailles.
Ces maux de ventre m'assaillent sans relâche.
La douleur m'oblige à fermer les yeux.
Elle est de retour. Elle est là devant moi. Son visage déchiré par les rides. La bouche béante et hurlante. Les cheveux hirsutes de la guerrière folle. Les loques qu'elle porte lui donnent la silhouette décharnée d'un cadavre pourrisant.
Morrigan.
"Enfin, tu est venu, Charles!"
Je rouvre les yeux.
Ce n'est que l'ombre de Merlin, ce coquin de rat qui avait disparu, qui s'étire sur le mur.
Un cauchemar.
Toujours cet incendie abdominal.
De l'eau. Vite.
De la poussière et de l'eau...
Que fait cette figurine sur ma table de chevet?
Morrigan. ...
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